Ces dernières semaines, le campus de l’EPFL (Ecole polytechnique fédérale de Lausanne) a vu naître un étrange géant. Derrière les façades vitrées d’un bâtiment route de la Sorge, entre les maquettes et les tableaux noircis de schémas indéchiffrables, il se dresse là: un cylindre de 6 m de haut et 4 m de diamètre, en plaques de polycarbonate bardées de LED, qui donnent l’illusion, lorsqu’on en fait le tour, de couloirs infinis. A mi-chemin entre la tour de guet futuriste, le palais des glaces et l’ovni. Celui-ci pourtant ne décolle pas – le voyage qu’il propose a autant à voir avec l’espace que le temps et, surtout, la lumière.