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Vladimir Petkovic durant une séance d'entraînement, Russie, juin 2018.
© Laurent Gillieron/Keystone c

Avant-match

Pour l’équipe de Suisse, l’heure de vérité

Avant-match Pour que le souvenir du bon nul obtenu contre le Brésil ne vire pas à l’amer, il faut enchaîner avec une victoire contre la Serbie. Le sélectionneur Vladimir Petkovic le répète en guise de réponse même si ce n’était pas vraiment la question

Cela fait depuis le 1er décembre dernier et le tirage au sort des groupes de la Coupe du monde que l’équipe de Suisse attendait son match de gala contre le Brésil. Dimanche dernier à Rostov-sur-le-Don, elle l’a bien négocié pour obtenir un bon nul. Mais pour que le souvenir ne vire pas à l’amer comme celui de la victoire contre l’Espagne en ouverture du Mondial 2010, malgré laquelle elle avait été éliminée directement, elle doit confirmer ses bonnes dispositions contre la Serbie.

A Kaliningrad, principale cité d’une exclave russe située entre la Pologne, la Lituanie et la mer Baltique, la température sera fraîche vendredi soir à 20 heures (entre 10 et 15 degrés), mais l’atmosphère sera bouillante compte tenu de l’enjeu. La rencontre sera capitale, à défaut d’être forcément décisive. Une défaite compromettrait largement les chances de la Nati de sortir du groupe. Un nul la priverait de tout contrôle sur son destin, sans toutefois être synonyme d’élimination. Une victoire la placerait en position de force avant d’affronter, mercredi prochain, un Costa Rica qui passe pour la plus faible des quatre équipes du groupe.

Un message et rien d’autre

Quoi qu’il en soit, ce n’est pas Vladimir Petkovic qui va plaider le calcul, quelques jours après avoir affirmé que son équipe jouerait contre le Brésil pour gagner, quand beaucoup s’attendaient à la voir se faire balader. «Nous sommes là pour gagner. Un match nul ne peut jamais me satisfaire complètement», a-t-il répété jeudi soir. Toujours fidèle à lui-même, le sélectionneur national s’est présenté devant la presse avec un message général ambitieux, et la ferme intention de ne rien dire de plus. Pendant une vingtaine de minutes, des journalistes internationaux l’ont interrogé en français, allemand, italien, serbe, anglais, portugais et russe.

Toujours courtois, il a répondu à chaque question… sans vraiment y répondre. Interrogé sur les tensions entre la Serbie et le Kosovo, dont sont originaires plusieurs joueurs de son équipe, il a insisté sur l’importance de jouer «encore mieux qu’au premier match» pour gagner. Sur les qualités qu’il redoute chez l’équipe adverse, il a assuré se concentrer sur ses joueurs. Sur la tactique serbe, il a déclaré sans rire qu’il s’y intéresserait dans les détails le soir venu, même s’il avait déjà «étudié certains aspects»…

Pépins physiques

Sans surprise, il n’a donc rien lâché non plus à la question d’éventuelles modifications apportées à son «onze» de départ. Mais la bonne performance d’ensemble contre le Brésil n’incite pas le sélectionneur à chambouler une hiérarchie qu’il a minutieusement établie. Sur l’aile gauche, Steven Zuber a marqué un but qui le met pour l’heure à l’abri de ses concurrents (Breel Embolo, Josip Drmic). En pointe, Haris Seferovic a livré dimanche une prestation discrète qui n’amène pas de nouveaux arguments dans le débat le concernant. Ses détracteurs regrettent la menace très diffuse qu’il représente pour les défenses adverses, ses partisans soulignent son travail au service du collectif. Il est depuis longtemps très clair que Vladimir Petkovic se situe parmi les seconds.

Deux équipes confiantes

Il reste les interrogations liées à des pépins physiques. Sorti sur blessure contre le Brésil, Valon Behrami s’est peu entraîné cette semaine, mais les signaux envoyés par le staff de la Nati se sont toujours voulus positifs quant à sa convalescence. Le sélectionneur a pourtant laissé planer le doute, sous-entendant même qu’un autre joueur était incertain dans son esprit. Impossible d’en savoir plus. Son homologue Mladen Krstajic ne s’est guère voulu plus loquace.

«Il y aura quelques ajustements tactiques par rapport au premier match, mais ne comptez pas sur moi pour vous révéler notre alignement ou notre stratégie. Je peux juste vous assurer que les joueurs seront prêts et en forme», a-t-il lancé. Comme l’équipe de Suisse, la Serbie aborde ce match en pleine confiance. Après la victoire enregistrée contre le Costa Rica lors de son premier match, elle peut valider son ticket pour les huitièmes de finale en cas de nouveau succès. 

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