Lorenza Foschini est une journaliste italienne, passionnée de l’œuvre de Marcel Proust. Lors d’une interview avec le costumier de Luchino Visconti, elle apprend que le Musée Carnavalet, à Paris, possède, soigneusement rangé dans un carton, le manteau de Marcel Proust, cette pelisse que l’écrivain portait, été comme hiver, et qui lui servait aussi de couverture, à la fin de sa vie.

Décalage entre l’artiste et son entourage

A partir de cette relique, la journaliste reconstitue les derniers moments de l’écrivain et surtout la façon dont sa famille, en première ligne sa belle-sœur, a détruit, par pleine brassée, des manuscrits, dessins, correspondances de l’écrivain après sa mort. Et comment, un collectionneur, par un hasard étonnant, a pu sauver quelques perles. Poignante enquête sur le décalage entre l’artiste et son entourage, la perception d’une œuvre et sa postérité.


Lorenza Foschini, «Le Manteau de Proust», La Table ronde, 140 p.