Il faut saluer le dernier livre de Corine Pelluchon comme une performance à la fois philosophique et pédagogique tout à fait remarquable. Issu d’un séminaire qu’elle a dispensé à un public de soignants – des non-philosophes, donc –, il a pour but d’introduire à la pensée d’Emmanuel Levinas (1906-1995), penseur réputé à la fois difficile, important, inclassable et, au fond, méconnu, au-delà des quelques thèmes valises auxquels on l’associe immanquablement (autrui, visage, éthique, infini).

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