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Joanne Froggatt dans la peau de l’accusatrice, Ioan Gruffudd dans celle de l’accusé.
© ITV

fiction tv

«Liar», le doute à propos d’un viol

La RTS montre dès mercredi soir «Liar», récente mini-série anglaise dans laquelle une femme incarnée par Joanne Froggatt («Downton Abbey») accuse un homme de l’avoir violée. Confrontation des paroles dans ce qui s’impose comme un redoutable thriller

Evidemment, la diffusion de cette mini-série ne pouvait tomber de manière plus opportune. La RTS a changé son programme pour montrer, dès ce mercredi, Liar, feuilleton dévoilé en septembre en Grande-Bretagne sur la chaîne privée ITV. Cette série raconte les conséquences d’une accusation de viol. Elle a été créée par les scénaristes Harry Williams et Jack Williams, qui ont auparavant travaillé pour One of Us et The Missing.

Laura, qu’interprète brillamment Joanne Froggatt (Mme Bates dans Downton Abbey), est une enseignante en vogue, laquelle vit une rupture amoureuse qu’elle a surmontée. Elle est approchée par Andrew, le père d’un enfant de son école, un séduisant chirurgien (Ioan Gruffudd). Ils dînent ensemble dans un restaurant sur pilotis, dans cette ville anglaise pluvieuse et bâtie au bord de la mer. Puis Laura se réveille chez elle, avec la conviction d’avoir été violée. Soutenue par sa sœur, qui travaille à l’hôpital, elle porte plainte.

Le choc des accusations

On le devine, tout réside dans l’ellipse. Que s’est-il passé chez Laura, en fin de soirée? Des flash-back éclairent peu à peu les événements, mais ils sont distillés au compte-goutte, au long de la construction du suspense. Et pour cause: cette mini-série de six épisodes repose sur l’opposition des affirmations, celles de la victime affirmée, celles du violeur présumé. Les auteurs jouent du mouvement de balancier, multipliant les doutes à l’égard de la démarche de Laura comme de l’intégrité d’Andrew.

Du corps aux paroles

Liar joue d’abord sur le vocabulaire. Les noms anglais n’ayant pas de genre, le titre dit aussi bien «menteur» que «menteuse»; le doute est posé dès le titre. Sous la pluie, chaque chapitre fait s'entrechoquer les paroles des deux protagonistes principaux, ainsi que celles de leurs entourages, et leurs stratégies pour prouver leurs allégations. La trajectoire dramatique part du corps, supposément outragé, de Laura, pour en arriver à ses mots, et aux répliques de celui qu’elle accuse.

Liar pourrait servir à une soirée thématique que suivrait un débat du type Infrarouge. Pourtant, il ne faut pas s’y tromper, c’est avant tout un thriller, charpenté et efficace, obéissant d’abord à la règle du genre. Le suspense se joue dans les révélations diverses et dans la confrontation des accusations. Une tension tenue.


Liar. RTS Un, les trois premiers épisodes ce mercredi soir, dès 23h25. Sur TF1 dès jeudi.


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