L'adaptation d'un roman en film est une aventure en soi, humaine, artistique, aux rebondissements multiples. Cet été, nous passons en revue les plus belles de ces sagas.

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(1/8) Et le Guépard s’est mis à danser

«Merci Harper Lee.» Le 8 avril 1963, lorsqu’il reçoit des mains de Sophia Loren l’Oscar du meilleur acteur pour Du Silence et des Ombres, Gregory Peck commence par remercier la romancière américaine. Car sans son roman Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, publié trois ans auparavant et dont le film est adapté, il ne serait pas monté, ce soir-là, sur la scène du Civic Auditorium de Santa Monica recevoir le seul Academy Award de sa prestigieuse carrière. Son personnage, l’avocat Atticus Finch, qui élève seul ses deux enfants depuis la mort de son épouse, reste à ce jour un des héros les plus aimés de l’histoire du cinéma hollywoodien. Comme Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, avec ses plus de 30 millions d’exemplaires vendus, demeure un des grands classiques de la littérature américaine. La légende dit d’ailleurs que Gregory Peck l’a dévoré en une nuit lorsqu’il l’a reçu du producteur Alan J. Pakula et du réalisateur Robert Mulligan.

«Mon frère Jem allait sur ses 13 ans quand il se fit une vilaine fracture au coude, mais, aussitôt sa blessure cicatrisée et apaisées ses craintes de ne jamais pouvoir rejouer au football, il ne s’en préoccupa plus guère.» La narratrice de ce récit à la première personne est donc la sœur de Jeremy Atticus Finch, dit Jem. Elle est de quatre ans sa cadette et s’appelle Jean Louise Finch. Mais la plupart des gens ne connaissent que son surnom: Scout. L’histoire qu’elle conte se déroule à Maycomb, petite ville fictive de l’Alabama, dans les années 1930.