«Miroir, ô mon beau miroir, dis-moi qui est le plus beau, le plus séduisant, le plus branché, le plus…», se répand le plus narcissique antihéros moderne. Julien, le nouveau personnage du roman de Nathan Devers, Les Liens artificiels (Albin Michel), est ce genre de personnage que personne ne voudrait être: un anonyme raté qui tente de se refaire, plutôt lâchement, mais non sans succès, dans le Métavers. Après Ciel et Terre (Flammarion, 2020 – Prix Edmée de la Rochefoucauld) et Espace fumeurs (Grasset, 2021), le jeune écrivain Nathan Devers dépeint la quête effrénée de plaisirs d’un jeune homme sans histoire dans le paradis virtuel du Métavers.