Invité hilarant et hors compétition du dernier Festival de Cannes, Cinéastes à tout prix rend hommage à trois cinéastes belges amateurs. Max Naveaux, octogénaire fou de films de guerre, fut aidé dans ses tournages par l'Armée belge: «Je filme à balles et explosifs réels.» Jacques Hardy, le sexagénaire cinéaste de village, invitait les élus locaux, les policiers et les curés à jouer dans ses films. Et enfin Jean-Jacques Rousseau, de son vrai nom, l'ami quinqua de l'entarteur Noël Godin: «Si j'avais eu les moyens de Spielberg, j'aurais fait mieux. Mais si Spielberg avait eu mes moyens, jamais il n'aurait fait du cinéma.» Par-delà ces trois hommes, le Belge Frédéric Sojcher fixe, durant 66 minutes, une humanité follement amoureuse du cinéma. Un éclat de rire émouvant.

Cinéastes à tout prix, de Frédéric Sojcher (Belgique 2004).