chanson

L’Imprudence, par Alain Bashung

Est-ce la filiation Waits? Quoi qu’il en soit, Marc Ribot était aussi un fidèle de Bashung. La diffusion mondiale d’une certaine manière de laisser traîner ses cordes. Ribot accepte de sonner dans le fond du disque quand la poétique l’impose. Il est là, dans les studios pop, à salir ce qui pourrait rester de clinquant. Difficile de résumer la contribution de Ribot à l’histoire de la guitare. Mais il sait instiller quelque chose de profondément littéraire, d’hollywoodien (l’Hollywood d’antan, bien entendu), dans ses expérimentations crapuleuses. Pour toute une génération de chanteurs cabossés, il sait se ranger aux carrefours du blues, du bitume et de la biture. Sans jamais mettre en question ce que la musique exige. Avec Alain Bashung, il met son manche au service de l’Amérique universelle.

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