«Nul n’est à l’abri de la prison ni de la besace du vagabond», dit un proverbe russe. Un avertissement difficile à entendre pour qui, né au pays des droits de l’homme, s’est épris de l’immense Russie et séjourne au bord du cristallin lac Baïkal. Yoann Barbereau a toutefois pu mesurer la puissance de l’arbitraire lorsque, un beau matin de février 2015, il est brutalement arrêté devant sa femme et sa fille de 5 ans. Tabassé, enfermé, plongé dans l’incertitude d’un procès sans cesse reporté, il sera finalement promis à 15 ans de camp à régime sévère.

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