Le roman L’Institut commence d’une manière presque aérienne, avec cette liberté de choix, même de vie, propre aux bons aspects de l’Americana, au pays des possibles. Tim, ancien policier dont on comprend qu’il a vécu un sale moment dans sa ville en Floride, est dans un avion pour New York. Mais il faut laisser la place à un officiel, et après un jeu de surenchère avec la compagnie, Tim se laisse convaincre.

Il part avec 2000 dollars en poche plus quelques économies. Il fait du stop, travaille un temps dans une usine de recyclage, se fait voiturer par une vieille bibliothécaire dont il transporte les livres, et se retrouve à DuPrey, petite cité (fictive) de Caroline du Sud, un motel pourri, quatre policiers. C’est là qu’il vivra le drame de sa vie – de plusieurs vies, en fait.