Tandis que beaucoup se questionnent sur les séquelles du tristement fameux coronavirus et l’annulation d’Art Basel Hong Kong, peu se sont foncièrement interrogés sur les conséquences de la sortie de bourse de l’un des mastodontes du marché de l’art: Sotheby’s. Comme souvent, l’annonce du rachat de cette société fondée à Londres en 1744 a ravi les colonnes des journaux et les pages des nouveaux médias durant quelques gros titres, pour être rapidement détrônée par un tweet ou une frasque de Donald Trump.

Le surendettement de son nouveau propriétaire et le fait que ce dernier vive sur les berges helvétiques du Léman auront fait frétiller les rédactions, mais n’auront pas suffi à véritablement les intéresser. Il est vrai que Sotheby’s fut entre les mains de nombreux autres actionnaires uniques bien avant Patrick Drahi. Durant plus de deux siècles, Sotheby’s est passée d’un associé à l’autre, et cela jusqu’en 1977, où elle devint pour la première fois publique. Ses actions encore toutes fraîches se vendirent comme des petits pains et furent sursouscrites plus de 26 fois.