Il y a, selon l’usage français, une rentrée littéraire de fin d’été. C’est celle qui compte, celle qui vous met en piste pour les prix les plus prestigieux (Femina, Goncourt, Renaudot, Médicis), celle qui vous catapulte en tête des ventes, qui voit paraître les plus gros tirages. Amélie Nothomb est toujours là. Et si les affaires vont bien – l’éditeur Grasset est passé maître à ce jeu-là, – un bon scandale façon Yann Moix (Orléans, Grasset, 2019) vous booste tout ça en librairie.

L’hiver, soit précisément ces jours, il y a de nouveau une rentrée. Elle est souvent plus feutrée, moins porteuse d’enjeux, mais pas toujours. Parfois, un Houellebecq avec Soumission (Flammarion, 2015) ou, aujourd’hui, Le Consentement, le beau livre de Vanessa Springora (Grasset), viennent «écraser», selon le terme consacré, la rentrée littéraire d’hiver.