En 2010, Le Livre sur les quais à Morges avait réuni en un week-end 180 écrivains et un public de 25 000 personnes. Forts du succès de cette première édition, les organisateurs du festival littéraire ont vu plus grand cette fois-ci. Dès aujourd’hui et jusqu’à dimanche, 270 auteurs de Suisse, de France, d’Angleterre et du Québec se tiendront derrière de petites tables envahies de livres, sous une grande tente face au lac, stylo en main, prêts à dédicacer leurs livres aux lecteurs. A ces séances de signatures, s’ajoutent des tables rondes et des lectures dont le nombre augmente aussi considérablement: 80 cette année contre 34 l’an passé.

A quoi servent ces dédicaces? Au vu du succès de la première édition, il est clair que les lecteurs sont friands de pouvoir rencontrer, même brièvement, leurs auteurs préférés. Pour les éditeurs, dépêcher ainsi leurs auteurs à Morges, comme l’ont fait tout de suite les éditeurs parisiens, leur permet de porter la vente des nouveautés de la rentrée. «9000 livres ont été vendus en deux jours l’année dernière. C’est beaucoup», explique Sylvie Rossi, des Editions Infolio à Gollion, pilier de l’organisation du festival. «Nous faisons tout pour créer un climat propice à la rencontre, à l’échange, à l’envie de lire», poursuit l’éditrice.

L’atmosphère de fin d’été, un petit goût des vacances toutes proches, la vue lacustre,concourent à favoriser la soif de découverte: «Jean-François Kahn nous a dit combien il avait été surpris par l’envie de débattre des lecteurs pendant les dédicaces», raconte encore Sylvie Rossi.

Parmi les écrivains invités, en voici trois, deux confirmés, le Genevois Metin Arditi et la Lausannoise Pascale Kramer, et une novice, la Genevoise Aude Seigne. A quoi pensent les écrivains quand ils signent leurs livres?

http://lelivresurlesquais.ch/

«Lors de la première édition, 9000 livres se sont vendus en deux jours»