Derrière son masque de fier-à-bras, l'auteur de Pour qui sonne le Glas et de L'Adieu aux armes dissimulait un écrivain fragile et subtil porteur d'une œuvre dont l'influence reste sous-estimée. C'est du moins la thèse défendue par le romancier américain Jerome Charyn dans le bref essai richement illustré qu'il consacre à l'écrivain suicidé en 1961. Un voyage captivant entre Cuba, Paris et les Etats-Unis, sur les traces de cet «héroïque chasseur de mots» qui passait le plus clair de ses nuits à combattre ses démons.

(Gallimard, 128 p.)