Depuis une côte

Tout ici est dur et fragile,

mais vivant.

La terre érodée glisse dans la mer,

le sel incruste les rochers.

La vague efface les pas, laisse une

[écume

d'algues et de coquillages,

fine poussière rouge. Juste au-dessus,

restent quelques mouettes

et un peu de vent.

Ce poème est extrait du recueil Deux Rives, qui reprend des pièces parues dans Le Cose senza storia et Pietra sangue (Marcos y Marcos, 1994 et 1999). Traduit par Béatrice de Jurquet et Philippe Jaccottet, il est publié dans la collection D'une voix l'autre de Cheyne éditeur (F-43400 Le Chambon-sur-Lignon), assorti d'une préface de la traductrice et d'une postface de l'auteur tessinois, qui situe la traduction poétique entre contrebande et jardinage.