L’écrivain Douglas Kennedy écrit sur l’avenir des Etats-Unis pour faire peur. L’auteur à succès new-yorkais a publié en juin Et c’est ainsi que nous vivrons (Editions Belfond), un récit d’anticipation imaginant la désintégration de son pays. L’action se déroule en 2045. Au terme de massacres et de déplacements massifs de population, deux nouveaux pays se regardent en chiens de faïence. Ils sont séparés par un mur et une zone tampon, qui fait référence au Berlin de la Guerre froide. Le monde est bouleversé et la démocratie un modèle en voie de disparition.
Aucune des deux entités qui ont émergé sur les décombres des Etats-Unis n’est enviable. Une dictature ultra-religieuse digne de l’Inquisition fait face à un système de surveillance technologique ultime. Les nouvelles frontières se confondent avec les fractures actuelles de l’Amérique. Le roman s’ouvre sur l’exécution publique d’une femme accusée de blasphème par la «Confédération unie», gouvernée d’une main de fer par 12 apôtres.