Voir Montauk commence par une scène où la vie brute – l’anniversaire d’une fillette de 2 ans à la «peau briochée» – côtoie le spectre d’une mort imminente: l’absence d’une mère (la grand-mère de l’enfant) hospitalisée pour dépression sévère et décompensation psychique. Maillon intermédiaire de cette chaîne générationnelle, la narratrice, mère de l’une et fille de l’autre, récite sa recette de fraisier comme on s’accroche à une bouée.