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Joshua Weilerstein, directeur musical de l’OCL depuis la rentrée 2016.
© Sim Canetty Clarke

Classique

L’OCL continue à innover pour sa 76e saison

Jeunes solistes et femmes cheffes d’orchestre seront à l’honneur en 2018-2019

Que faire après une saison anniversaire? Comment entretenir la flamme? L’Orchestre de chambre de Lausanne (OCL) s’estime «très heureux du chemin parcouru» après ses 75 ans couronnés de succès. Lancée la saison dernière, la formule des concerts «Portes ouvertes», permettant au public d’être disposé parmi les musiciens de l’orchestre, a connu un tel engouement qu’il a fallu refuser du monde. La 76e saison s’annonce riche, elle aussi, quoique un peu moins festive, avec un accent porté sur un répertoire parcourant 400 ans d’histoire, et des jeunes solistes et chef(fe)s d’orchestre à découvrir.

«Faire bouger les choses»

Le jeune directeur musical Joshua Weilerstein souhaite plus que jamais implanter l’orchestre dans la ville de Lausanne. «J’agis de mon mieux pour faire bouger les choses», dit-il dans un français qui ne cesse de progresser. Il se réjouit que des musiciens aient organisé la saison dernière des concerts «Happy hours» dans les bars et cafés de Lausanne. Mais il reste à rendre l’OCL encore plus attractif auprès des jeunes qui, constate-t-il après les avoir interrogés, ne savent pas tous que la Salle Métropole abrite une salle de concerts! Il voudrait que l’orchestre soit aussi connu que le Théâtre de Vidy ou le Béjart Ballet. Le partenariat récemment entamé avec la Cinémathèque de Lausanne – pour des ciné-concerts – et une participation à la Nuit des musées, dès la saison prochaine, vont dans ce sens.

Concerts aux tons contrastés

Ne cherchez pas de fil rouge pour la saison 2018-2019: chaque concert est un univers en soi. Joshua Weilerstein a choisi deux compositeurs d’aujourd’hui, l’Argentin Osvaldo Golijov et la jeune Américaine Caroline Shaw (avec un Concerto pour piano), qu’il mettra en écho avec des classiques. Il accompagnera sa sœur Alisa Weilerstein dans le poignant 2e Concerto pour violoncelle de Chostakovitch. Puis il laissera éclater la lumière dans un projet ambitieux mené avec le Chœur de l’HEMU et des jeunes comédiens de la Manufacture: une mise en espace du Songe d’une nuit d’été de Mendelssohn confiée à François Renou, incluant le texte de Shakespeare. Il fera par ailleurs ses débuts à l’Opéra de Lausanne avec le somptueux Così fan tutte de Mozart.

Lire aussi: Joshua Weilerstein, nouvel espoir de l’OCL

Côté chefs, l’Allemand Christoph Eschenbach est attendu dans Haydn et Schumann. Bertrand de Billy sera de retour pour accompagner le jeune Augustin Hadelich dans le sublime Concerto pour violon de Beethoven. Principale cheffe invitée, l’Australienne Simone Young dirigera deux concerts d’abonnement. Etoile du baroque français, Raphaël Pichon a choisi de relier Bach à Stravinski avec l’Ensemble vocal de Lausanne. Les pianistes Jonathan Biss et Boris Giltburg joueront respectivement le 3e Concerto de Beethoven et le 4e Concerto (pour la main gauche) de Prokofiev.

Quatre jeunes femmes cheffes d’orchestre

L’OCL conviera un nombre égal d’hommes et de femmes chef(fe)s d’orchestre au sein de la série des «Dominicales». «D’ici cinq à dix ans, je voudrais qu’on ne me pose même plus la question quant à la place des femmes cheffes d’orchestre sur la scène classique», explique Joshua Weilerstein. Cet esprit d’ouverture illustre à quel point Joshua Weilerstein entend embrasser pleinement son époque.

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