«Lorsque j’ai entendu parler de «La Traviata» à la gare de Zurich, ma première pensée est allée à mes collègues solistes, et à la difficulté de chanter loin du chef d’orchestre, en le regardant dans un moniteur. Mais je trouve ce genre de concept intéressant, pour autant qu’il s’agisse d’une véritable expérience artistique, et non pas d’un compromis médiatique sur l’essence ou la qualité de l’œuvre, à but de vulgarisation. On sous-estime la capacité des gens à être émus par des voix et des mises en scène. Au final, j’ai été très touchée par la mort de cette Traviata, par la possibilité de voir de si près les visages des chanteurs, ce qui n’est pas possible lors d’une captation filmée traditionnelle. Quant à la question de l’hyperréalisme, elle ne me semble pas particulièrement frappante. Après tout, avec les technologies actuelles, on peut reproduire à 100% un appartement sur la scène d’un théâtre.»