Classique

L’ONU a donné son accord pour la Cité de la Musique

L’étape fondatrice de la mise en route du complexe musical, assorti d’une grande salle de concert, vient d’être validée par les Nations unies. Réjouissances

Quel plus beau cadeau de Noël pour Genève qu’une Cité de la Musique? Le complexe musical, du type de ces philharmonies qui fleurissent dans les plus grandes capitales internationales, va bien voir le jour «sous le jet d’eau». C’est la nouvelle culturelle la plus réjouissante qu’on pouvait rêver pour l'avant-veille si symbolique de la Nativité.

Le 23 décembre 2016 est ainsi à marquer d’une pierre blanche pour la ville de Calvin: la Fondation pour la Cité de la Musique de Genève (CMG) vient en effet de recevoir la lettre tant attendue de l’ONU. L’organisme international y valide la mise à disposition de ses terrains des Feuillantines pour y construire la CMG, sous forme d’un droit de superficie de 90 ans.

Trois ans de travail acharné

La plus belle aventure culturelle privée d’utilisation publique va donc enfin pouvoir démarrer après trois ans d’un travail acharné, de négociations serrées et d’une obstination inaltérable (LT des 3 et 9/10/14 et 29/12/15). Le rêve que le président de la fondation Bruno Mégevand avait fait, par un soir d’été 2013, pourra devenir réalité à l’horizon 2022 si tout va bien. Gustav Mahler figurera évidemment au programme de l’inauguration, puisque l’avocat est aussi président de l’association genevoise dévolue au célèbre compositeur autrichien, dont il est un fan absolu.

Rappelons pour mémoire que l’édifice (229 000 m3 de volume global sur 39 000 m2 de surface brute) comportera notamment une salle de concert de 1750 places et un plateau d’orchestre, des loges, une salle de répétition et autres nécessités indispensables à l’OSR et aux grands orchestres invités.

La Haute école de musique également présente

La Haute école de musique (HEM) s’implantera elle aussi sur les lieux qui compteront encore trois salles prioritairement ouvertes pour elle et utilisables pour des spectacles publics (une lyrique munie d’une fosse, une de récital et une blackbox, avec des jauges oscillant entre 100 et 475 places). Il y aura encore des salles de cours et de répétition, et des bureaux. Quant à l’espace public, il sera riche de divers lieux de restauration et de commerces liés à la culture.

Cet incroyable projet, rendu possible grâce au mécénat (on parlait il y a un an d’une enveloppe de 250 millions pour la construction du bâtiment) n’aura pas qu’une mission locale. Il portera loin une image ambitieuse et prestigieuse de Genève. Et signalera la volonté de ses édiles, tant privées que publiques, de placer la cité dans le peloton des grandes villes musicales du monde.

Concours d’architecture prévu en janvier

Le concours d’architecture, qui a été organisé par le bureau Brodbeck-Roulet, sera officiellement lancé en janvier. Et la vingtaine de candidats venus de tous horizons pourra alors délivrer ses dossiers dont on espère qu’ils révéleront des idées aussi passionnantes, folles et belles que la naissance de cette Cité de la Musique. Tous les détails seront communiqués par le Fondation d’ici trois petites semaines. On piaffe.

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