C’est sans partition que Jonathan Nott abordait la 4e Symphonie de Mahler mercredi soir au Victoria Hall, comme beaucoup de pièces de son compositeur d’élection. Grâce à un rapport physique direct au son, il peut mieux plonger dans les flux tourmentés. Et il ne s’en prive pas.

A tel point que, à l’image des remous provoqués dans l’eau par un grand plongeon, le premier mouvement met un certain temps à trouver son assise. Les nuances, les phrasés et les tempos s’entremêlent dans un tournoiement démultiplié.