L'Etat participe au financement d'une vingtaine d'institutions, de l'Orchestre de chambre de Genève à Contrechamps, du Mamco au Théâtre du Loup. Son retrait n'aurait pas les mêmes implications pour toutes. Pour certaines, la Ville de Genève suppléerait le canton. Dans d'autres, c'est l'inconnu. Trois exemples:

1. L'Orchestre de la Suisse romande paraît peu menacé par le retrait éventuel de l'Etat qui lui octroie chaque année 8,5 millions, tout comme la Ville de Genève. Président de l'OSR, Metin Arditi s'affiche serein: «Nous faisons de la musique, pas de la politique. Nous nous adapterons aux changements de structure éventuels.»

2. Le Théâtre de Carouge, lui, bénéficie depuis 2002 d'une subvention annuelle de l'Etat: 2,5 millions. Son directeur, François Rochaix, se disait l'autre jour très inquiet pour l'avenir de sa maison: «Une commune de 18000 habitants comme Carouge ne pourra pas remplacer l'Etat. Et comme la Ville de Genève a décrété que l'Arve était une frontière infranchissable...»

3.Le Mamco est au bénéfice d'une convention, dans le cadre d'une fondation qui lie mécènes, Ville et Etat. Chaque partie verse 1 million. Qui mettra la main à la poche en cas de retrait du canton?