Ils ont eu un peu trop tôt ou un peu trop tard les idées qui en ont rendu d’autres célèbres; ils ont travaillé à l’ombre d’un auteur connu et resteront pour la postérité l’ami ou le collaborateur de; ils ont pris le contrepied d’un mouvement littéraire destiné, lui, au succès ou ont touché à trop de genres pour marquer l’un d’eux… Un groupe d’universitaires, menés notamment par le Québécois François Ouellet et le Français, aujourd’hui décédé, Bruno Curatolo, s’emploie à susciter leur revie.

Autant que de réparer les erreurs de la mémoire littéraire, il s’agit de comprendre comment elle se fabrique, en fonction de critères qui n’ont parfois pas grand-chose à voir avec le talent. Dans cette ligne, François Jacob, professeur de littérature à Lyon, s’est intéressé à l’écrivain genevois Louis Dumur (1863-1933) et publie La Conspiration du silence. Genève et Louis Dumur, chez MétisPresses.