(Chant du Monde/Musikvertrieb)

Pas le plus léger relent revivaliste chez ce poète intègre, égaré en pleine «manouchemania» galopante. Malicieusement sapé en professeur de guitare par Tony Gatlif dans son film-tract Swing, Tchavolo Schmitt est l'anti-star type, le génial corniaud incapable de monnayer son image pour s'en mettre plein les fouilles. C'est tout bénéfice pour le mélomane qui ingurgite avec voracité sa parcimonieuse discographie. Et marque d'une pierre blanche ce nouvel opus où, à côté de l'icône guitaristique escamotée, le violon de Costel Nitescu s'impose en sidérant vassal grappellien.