A la manière de Coco (2017), dont le récit prenait comme point d’arrimage la fête des morts célébrée chaque année au Mexique, Luca voit les studios Pixar prendre le large. L’histoire se déroule à une époque indéterminée – mais évoquant les années 1960 – en Ligurie, près de Gênes. Le petit village qui lui sert de cadre s’appelle Portorosso, et il ressemble furieusement à Riomaggiore, l’un des plus pittoresques des fameuses Cinque Terre. Mais c’est au fond de la Méditerranée que tout démarre.

Luca est une créature marine, sorte de triton à l’apparence vaguement humaine, dont le quotidien est celui d’un berger gardant un banc de poissons pas malins. Luca est aussi un ado qui aimerait bien pimenter un peu sa vie. Par exemple en montant à la surface épier le monde des humains. Sa rencontre avec l’espiègle Alberto va alors être sa porte de sortie. Stupeur: il découvre que dès qu’il sort de l’eau ses écailles disparaissent, ses nageoires se rétractent. Le voici devenu un petit garçon presque comme les autres. Luca et Alberto ont quand même l’air à part? C’est parfait pour Giulia, qui elle aussi, la tête dans les étoiles, n’est pas un modèle d’intégration. Et les trois galopins de se mettre en tête de gagner le triathlon local – natation, trenette al pesto et vélo –, qui chaque année voit le triomphe de l’odieux et égocentrique Ercole Visconti. Mais attention, les pêcheurs de Portorosso, dont le père de Giulia, se sont juré, s’ils les voyaient, d’exterminer ces êtres légendaires que sont les monstres marins.