La femme, sujet de prédilection de Jean-Michel Olivier (Prix Interallié 2010 avec L’Amour nègre), trouve dans Lucie d’enfer une dimension poétique d’attirance, de charme mystérieux et pour ainsi dire de force occulte. Le narrateur, Simon, un double littéraire récurrent dans l’œuvre de l’écrivain genevois, voudrait se débarrasser de Lucie, il parvient même souvent à l’oublier. Mais peine perdue. Lucie est une vraie femme fatale, un amour de jeunesse jamais accompli, mais qui ne veut pas mourir. Au contraire des maris successifs de Lucie qui, eux, ne font jamais de vieux os.

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