Voilà plusieurs mois, plusieurs années même, que navigue sur mes étagères, non loin de mon bureau, un petit livre de Georges Simenon. C’est un de ces poches à bas prix, qu’on achète comme des bonbons littéraires, bien écrit et vite lu. Ce petit opuscule qui regroupe plusieurs courtes enquêtes du commissaire Maigret est paru en 2015. Il doit à son titre, L’Etoile du Nord, sa longévité dans les parages de ma table de travail.

Car ce titre – comme d’autres, La Traversée de l’été de Truman Capote ou Les Nuits de Sibérie de Joseph Kessel dont la présence aussi est insistante – possède pour moi une puissance évocatrice particulière. Il véhicule, grâce au mot «étoile», un imaginaire, des promesses, tout un monde de récits, d’envolées. Je le garde près de moi, comme un talisman, boîte encore fermée, qui pourrait bien receler des trésors.