Dans le premier épisode de Shadow and Bone, la jeune Alina Starkov contemple une carte de son pays. Au milieu, une béance: le royaume de Ravka est déchiré par une mer de ténèbres impossible à franchir – et, l’héroïne le découvrira, intimement liée à son destin – nommée Fold. Enfin, on le devine, car le parchemin est recouvert d’un étrange alphabet évoquant le cyrillique. Chez Alina, on parle le ravkan; au nord, le fjerdan et, au sud, le kerch. Ces langues composent l’univers fictif du premier tome d’une trilogie fantasy récemment adaptée par Netflix.

Pour porter sa saga Shadow and Bone à l’écran, l’autrice Leigh Bardugo a fait appel à un ami de longue date, David J. Peterson. Son métier? Ni producteur ni scénariste, mais «conlanger»: inventeur de langues pour la fiction.