Un anarchiste de rêve. Bruno Dani possède une bouille d’atmosphère qui défie tous les conformismes. Chaque soir, depuis trente ans, les spectateurs le croisent dans les théâtres romands, à Vidy en particulier, sa maison. Ils spéculent sur cette tignasse qui évoque le druide ou le carbonaro, sur cette rêverie en clair-obscur, sur ce bloc de silence, poignant comme un glacier en été, au milieu du foyer qui jacasse.