Deux ans après Douleur et gloire, son film le plus personnel même s’il réfute la notion d’autofiction, Pedro Almodovar est de retour avec Madres paralelas, son 22e long métrage, et le plus explicitement politique de sa filmographie. Dès les premiers plans, il s’y confronte à travers les personnages de Janis et d’Arturo, un anthropologue judiciaire travaillant pour une fondation œuvrant à l’exhumation des fosses communes, aux heures les plus sombres de la dictature franquiste. Janis a promis à sa famille de tout faire pour que justice soit enfin rendue aux dix personnes – dont son grand-père – fusillées et enterrées en périphérie d’un petit village de la campagne castillane, et Arturo va pouvoir l’aider.