Cet été à Locarno, on l’a croisé à toutes les séances ou presque de la grande rétrospective dédiée à Douglas Sirk. Il a bien connu ce cinéaste allemand exilé aux Etats-Unis et qui a fini sa vie à Lugano, et est même le dépositaire de ses archives, léguées à la Cinémathèque suisse. Deux semaines plus tard, c’est à Samedan, à côté de Saint-Moritz, qu’on retrouve Matthias Brunner, qui vit entre Zurich, où il est né en 1945, et l’Engadine, sa région de cœur. Le cinéma n’est pas loin: il siège au comité directeur du St. Moritz Art Film Festival, un nouveau rendez-vous qui fait le lien entre art vidéo et cinéma d’auteur, et a connu sa première édition le week-end dernier. Fidèle à son enthousiasme, il nous parle avec verve des quelques œuvres qui l’ont marqué.