CLASSIQUE

Mahler entre jeunesse et maturité à Lausanne

Deux orchestres, l’un professionnel, l’autre semi-professionnel, ont servi la «4e Symphonie» mercredi soir à la Salle Métropole de Lausanne. Un bel esprit de partage a dominé

C’était émouvant de voir ces jeunes musiciens jouant aux côtés de professionnels mercredi soir, à la Salle Métropole de Lausanne. Le plateau était noir de musiciens. Il y avait non seulement l’Orchestre de chambre de Lausanne mais aussi de nombreux étudiants de l’HEMU réunis autour de la 4e Symphonie de Mahler. On imagine le défi que cela représente d’aborder une œuvre aussi exigeante, assez imposante de taille, avec une formation composée de professionnels et de semi-professionnels.

Bondissante, la cheffe australienne Simone Young a mené tout ce beau monde avec entrain. On regrette qu’elle gesticule un peu trop, se balançant d’un pied sur l’autre, alors qu’elle pourrait simplifier sa gestuelle. L’énergie semble se disperser là où elle pourrait être plus concentrée. Mais dans l’ensemble, c’est une interprétation vivante, aux passages parfois admirablement nuancés, comme dans le mouvement lent, cœur expressif de l’œuvre, ou dans le Notturno d’Arnold Schoenberg donné en préambule.