Sculptés dans un marbre rose du meilleur effet, deux dobermans – des femelles du nom de Malden et Marlene – accueillent sagement le public à l’entrée des nouvelles expositions du Mamco. A proximité, des caméras de surveillance – l’une semble surgir d’un bouquet de plumes rouges, les autres, massives, sont très visiblement installées – jettent un œil en circuit fermé sur les œuvres exposées. Cette «surveillance», somme toute bienveillante, on en retrouve les reliques – des éléments technologiques «hackables» (clavier USB, téléphone portable d’un autre âge, caméras obsolètes, etc.) – accrochées au scotch sur des plaques de métal rose bonbon qui viennent rappeler la rigueur d’une sculpture minimaliste ici complètement dévoyée.