C’est de la grande peinture qu’expose depuis mardi le Mamco. Voire de la très grande, aussi bien par la taille – certaines toiles mesurent six mètres de long – que par leur impact sur l’histoire de l’art. Après John Armleder, Sylvie Fleury, Thomas Huber et Sarkis, c’est à l’œuvre d’Olivier Mosset que le Musée d’art moderne et contemporain consacre la quasi-intégralité de ses salles. Lionel Bovier, directeur du Mamco, et Paul Bernard, conservateur, n’ont pas composé cette rétrospective comme l’entend la tradition.

Le travail de l’artiste neuchâtelois né à Berne en 1944 couvre presque soixante ans de carrière, principalement entre Paris, New York et Tucson. Ils n’ont retenu que ses peintures, souvent d’une seule couleur, qui donnent peu à voir mais font beaucoup parler. «Olivier Mosset est un artiste du XXe siècle dont l’engagement dans les avant-gardes est chevillé au pinceau», observe Paul Bernard.