Marc-Olivier Wahler prend officiellement ses fonctions au Palais de Tokyo aujourd'hui. Il sera maître du programme dès le mois de septembre et ceci pour trois ou quatre ans. Au-delà de cinq ans, dit-il, on risque de se répéter. Sa marque est celle d'un gestionnaire habitué à faire vivre une institution culturelle où coexistent les financements publics et privés et d'un curateur décidé à concevoir l'ensemble de son programme comme une manifestation culturelle continue et cohérente.

Première caractéristique: le rythme. L'année est divisée en cinq sessions de deux mois ou un peu plus. Avec deux expositions collectives et une exposition individuelle dans les grandes salles. Plus deux expositions individuelles chaque mois dans des petits modules d'environ 40 m2. Pour éviter la dispersion qui était jusqu'ici la caractéristique du lieu, il organisera tous les premiers jeudis du mois un vernissage, avec des performances, un salon où des artistes seront invités à présenter leurs dossiers à des curateurs et à des critiques. Et d'autres événements. Un salon d'art d'un jour mensuel.

Deuxième caractéristique: permettre aux artistes de faire ce qu'ils ne pourront jamais faire ailleurs. Ce conseil est valable pour leurs expositions et pour les œuvres qu'ils présenteront. Mais Marc-Olivier Wahler compte confier à un ou à deux artistes la programmation des deux sessions d'été dans la totalité du Palais de Tokyo, pas seulement celle des expositions, mais des événements mobilisant tous les métiers de l'art.

Troisième caractéristique: donner une identité internationale à l'institution et la faire apparaître ailleurs sous son nom. Première étape à New York, avec une sorte de satellite pendant deux mois pour une exposition qui n'aura pas le label France ni le label Paris, mais celui du Palais de Tokyo.

Dès septembre 2006 et jusqu'à Noël, trois grandes expositions: 5 milliards d'années, dont le titre est inspiré par le mouvement de l'univers, Une seconde, une année, composée d'œuvres qui s'activent de manière aléatoire dans le temps (certaines quelques minutes par an, d'autres à des heures fixes, etc.). Et une exposition individuelle dont l'artiste n'est pas encore définitivement désigné.