Locarno Festival

Quand Maren Ade raconte son petit conte cruel de la solitude

Révélée il y a trois ans à Cannes avec la comédie décalée «Toni Erdmann», la réalisatrice et productrice allemande a reçu, avec ses collègues de Komplizen Film, le Prix Raimondo Rezzonico, récompensant chaque année le travail d’un producteur indépendant. L’occasion de découvrir son premier long métrage, réalisé en 2003

Inès est une redoutable et froide femme d’affaires allemande. A Bucarest, employée par une entreprise ultralibérale à défaut d’être humaine, elle a pour mission de délocaliser les sous-traitants d’un grand groupe pétrolier. Est-elle heureuse? On en doute, tout comme son père Winfried lorsqu’il lui rend visite, mais qu’elle n’a pas de temps pour lui. Celui-ci décide alors de rester à ses côtés, mais en mode incognito. Voici qu’il se déguise en Toni Erdmann, alter ego facétieux qui à coups de perruques et dentiers improbables se fait passer d’abord pour un coach personnel, puis pour l’ambassadeur d’Allemagne, afin de garder un œil sur Inès.

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