En vitrine

Maria Judite de Carvalho en collection Minos

Deux petits romans à la couveture irrésistible

Avouons-le, nous n’avons pas lu ces deux petits livres, mais c’est à regret… Ce qui motive leur présence dans cette «vitrine», c’est leur couverture irrésistible: deux portraits de femmes de Modigliani, rêveuses femmes au long cou forcément, encadrées ici par le noir et le gris de la très jolie collection Minos, les poches de La Différence. En outre Maria Judite de Carvalho (1921-1998), l’auteure de ces deux romans, est une femme qui intrigue: Portugaise, Lisboète, elle fut peintre et écrivain, chroniqueuse aussi, pour la presse portugaise. Elle vécut en France et en Belgique durant la dictature de Salazar. Elle fut l’épouse de l’écrivain Urbano Tavares Rodrigues. Voici un extrait de Ces mots que l’on retient: «Elle avait des engelures, c’était fort désagréable. Ses doigts ressemblaient à de petites saucisses faites de viande rosâtre, suspecte, avariée peut-être. Elle ne pouvait pas les plier. Claude prenait ses mains, toujours glacées, pour les réchauffer dans les siennes.» A découvrir.

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