Bénie soit Marielle Pinsard. L’artiste a choisi son église, Saint-François à Lausanne. Et sa religion: le cosmos, c’est-à-dire vous, moi, parcelles d’étoiles. Elle monte en chaire, sérieuse comme un ingénieur de l’Agence spatiale européenne, et s’adresse à des ouailles tourneboulées. A ses pieds – à droite, à gauche, devant elle –, des centaines d’yeux. A ses pieds encore, au centre, le compositeur Valentin Villard, rubicond et pince-sans-rire dans sa robe de cérémonie. Dans la nef, tout stridule, gargote, marmotte, à la lueur des cierges disposés en bosquets.