J’ai ce souvenir d’une soirée à Montreux, en 1986. Stephan Eicher, un jeune Alémanique mal dégrossi, tentait sa conquête du pays welsche et surtout francophone – c’était avant sa rencontre avec Philippe Djian – bardé de ses ordinateurs et sa guitare. Couac, un clavier est tombé en panne. Il a dû finir son concert en acoustique, et malgré cette débandade électrique, Les filles du Limmatquai n’a peut-être jamais été aussi sublime.