Si vous étiez un paysage?

La crête au-dessus de Chemin (petit village sur la rive gauche du Rhône, au-dessus de Martigny), parce qu’avec un versant sud et un versant nord, elle offre une grande diversité de paysages.

Le lieu qui vous apaise?

Au printemps, quand la neige fond sur les toits, ce sont les vignes. En automne, une clairière au milieu des mélèzes jaunes. En hiver, un sous-bois enneigé.

Celui qui donne des cauchemars?

Les gorges profondes.

Le dernier paysage que vous aimeriez avoir sous les yeux?

Celui de Martigny, qui évoque des souvenirs et des liens personnels.

La ville qui vous fait rêver?

Marrakech, pour son histoire, ses couleurs, ses riads.

Le lieu de votre premier baiser?

C’était au sud du Valais, mais je n’en dirai pas plus.

Quelle est l’odeur de la neige?

Celle du bois et de la chaleur quand elle fond sur le toit d’un mayen.

Et celle de la pluie?

Celle de la terre et des feuilles mortes en automne.

Si le soleil devait disparaître…

Je me souviendrais que c’est un drame inventé par les hommes.

Par la fenêtre de votre chambre à coucher, que voyez-vous?

Le col de la Forclaz et l’alpage de Bovine.

Le paysage le plus saccagé par l’homme?

Les banlieues industrielles et commerciales américaines.

Ce qui manque à votre paysage quotidien?

L’eau. J’aimerais découvrir les variations infinies d’un lac ou de la mer.

Propos recueillis par Marie Parvex