Exposition

Martine Franck, l’art et la bonne manière

Le Musée de l’Elysée présente l’exposition testamentaire de la photographe décédée en 2012. Un regard tendre et précis sur le monde

Et si son cousin lui avait offert une caméra ou un carnet de croquis? Martine Franck a rencontré par hasard la photographie. En 1963, la jeune Belge s’embarque pour un voyage initiatique en Extrême-Orient avec son amie Ariane Mnouchkine, rencontrée dans une pension suisse. Un cousin lui confie son Leica en la pressant de ramener des images chinoises, témoignages encore rares à l’époque. A Pékin, en Afghanistan, au Japon ou en Iran, Martine Franck se forge un regard. Et décide de devenir photographe. Aussi fondateurs qu’ils soient, ces premiers clichés ne figurent pas dans l’exposition simplement intitulée Martine Franck, au Musée de l’Elysée.

«Cette exposition a été conçue par Martine Franck elle-même, en collaboration avec Agnès Sire, directrice artistique de la Fondation Henri Cartier-Bresson, pour inaugurer le nouveau lieu de l’institution à Paris, précise Marc Donnadieu, conservateur en chef au Musée de l’Elysée. Le travail a démarré alors que l’artiste était malade, c’est une exposition testamentaire. Etonnamment, certaines de ses séries importantes n’y sont pas présentées, comme son travail sur les femmes et le pouvoir, nombre de ses voyages ou encore ses images en couleurs.»