Portrait

Maryke Oosterhoff et Loïs de Goumoëns, serviteurs du rire

Voilà cinq ans, ces anciens étudiants en cinéma ont créé le Vevey International Funny Film Festival (VIFFF). Un projet né d’un constat: parmi les nombreux festivals de films, aucun ne fait la part belle au comique. Bien vu des jeunes Vaudois: la manifestation ne désemplit pas

«Contrairement à ce qu’on peut croire, il n’est pas facile de raconter une histoire par l’humour. Et si c’est réussi, c’est souvent brillant.» Les mots de Maryke Oosterhoff résument bien la vocation du Vevey International Funny Film Festival (VIFFF) qu’elle a fondé avec Loïs de Goumoëns en 2015, après leurs études en cinéma à Lausanne: honorer des films drôles de qualité, reflétant les multiples facettes du genre.

Et ça marche. La fréquentation est passée de 1300 à 3100 spectateurs. Même s’il est insuffisant – 200 000 francs – pour payer de vrais salaires à l’équipe, le budget a été multiplié par quatre. La programmation, présentée sur quatre jours (trois au départ), s’est étoffée d’année en année (de 16 à 24 projections). Grâce à des invités (Eric et Ramzy) et ambassadeurs de marque (Laura Chaplin, petite-fille de Charlie Chaplin), le festival se fait peu à peu connaître à l’étranger.