«Annie/Is like no other/And will be forever/Annie/Is not my lover/But me/I’m in love with her». Une mélodie chaloupée et un clin d’œil textuel aux Clash pour une déclaration d’amour qui ouvre En anglais, le huitième album en vingt-cinq ans de Mathieu Boogaerts, qu’il a imaginé à Londres où il s’est expatrié durant cinq ans.

De retour en France désormais, dans la Drôme provençale avec vue sur le Mont-Ventoux, le chanteur qui a souvent eu la bougeotte (Afrique, Bruxelles ou Berlin) et pour qui l’idée que son «existence se résume à son pays natal a toujours été frustrante» explique que celle de filer à l’anglaise tient du «simple concours de circonstances. Ma copine de l’époque quittait son boulot et il y avait une fenêtre d’un an possible pour vivre ailleurs. Cela aurait pu être en Albanie, en Italie ou au Maroc, et finalement Londres s’est présentée. Au départ, on était partis pour un an, puis deux et on est finalement restés cinq ans.»