A la gare déjà, on la sent flotter. L’électricité dans l’air, celle qui précède un orage d’été – ou des retrouvailles inespérées. Une affiche dit sa joie de nous revoir et, le long de la Grand’Rue, les signes ne trompent pas: un ouvrier galope, téléphone collé à la tempe, des arches ont poussé dans les jardins du Palace et plus loin, un panneau indique l’entrée des artistes. Après deux ans de quasi-silence, le Montreux Jazz Festival reprend ses marques au bord du Léman… et dessus, grâce à une scène lacustre qui accueillera Woodkid, Zucchero ou Ibrahim Malouf. Symbole sur pilotis d’une saison qu’on n’attendait plus.