Olivier Cadiot a choisi d’appeler «roman» le plus autobiographique de ses livres. On avait bien repéré, dans les précédents, des bribes intimes, de petites voix qui tentaient de se faire entendre de très loin. Sœur, frère, parents, on n’en apprenait pas plus. Dans Médecine générale, ils sont à peine évoqués, la pudeur est de mise, mais ils sont bien là. Les premières lignes emportent dans leur sillage: «Pendant que je roulais avec le corps de mon frère, en train de se décomposer légèrement, tous deux trimballés sur l’autoroute, j’écoutais l’Incarnatus, la plus belle des messes de Haydn.»

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