Culture

Le Médicis revient à Emmanuelle Pireyre

A. B. Yehoshua reçoit le Médicis étranger

La saison des prix littéraires se poursuit. Après le Femina remis lundi à Patrick Deville pour Peste & Choléra, et en attendant la remise du Goncourt qui aura lieu aujourd’hui vers 13h, avec, parmi les finalistes, le Genevois Joël Dicker, le Prix Médicis a été attribué hier à Emmanuelle Pireyre, 43 ans, pour son quatrième roman, Féerie générale (Editions de l’Olivier). L’auteure a été choisie dès le premier tour avec huit voix sur dix, a précisé le jury, au sein duquel a repris place l’ancien ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand. Ce roman-collage, dans lequel réalité et fiction s’entremêlent, est construit comme une succession d’histoires où les langages se télescopent: récit, introspection, langage parlé, SMS, courriels, rap…

Pour l’écrire, l’auteure, qui a signé plusieurs fictions radiophoniques et donne régulièrement des lectures-performances, s’est abreuvée à beaucoup de sources: articles, sociologie, manuels pratiques, littérature, retenant «les idées qui lui plaisent».

Le Prix Médicis étranger revient à l’Israélien Avraham B. Yehoshua pour Rétrospective (Grasset), «roman mélancolique sur les mystères de la création artistique», selon le jury du Médicis. Pour la première fois, le célèbre romancier y donne la parole à des artistes, tous liés au monde du cinéma, qu’il s’agisse des acteurs, des scénaristes, des directeurs de la photo ou des metteurs en scène. Son but? Interroger la création, éclairer ses enjeux esthétiques et philosophiques, poser le regard sur cette alchimie complexe qui donne naissance à un film (LT du 20.10.2012).

Témoignages congolais

Le Prix Médicis essai revient à David Van Reybrouc pour Congo, une histoire (Actes Sud) . Journaliste et docteur en philosophie, il s’est penché pendant sept ans sur l’histoire de l’actuelle République démocratique du Congo. Loin de se cantonner aux sources écrites, il a aussi recueilli sur place pas moins de 500 témoignages, qui font le sel de son superbe récit (LT du 15.09.2012).

Avec le Goncourt sera également annoncé le Prix Renaudot. Restera, la semaine prochaine, le Wepler, l’Interallié et le Goncourt des lycéens.

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