#Un jour, un tweet

Et les meilleurs chiens sont…

Pour la première fois, la Palm Dog est collective: elle est allée, ce vendredi, à l’ensemble du casting canin de «Dogman», de Matteo Garrone

Jusqu’au 19 mai, le hashtag #Cannes2018 sera l’un des plus utilisés sur Twitter. Chaque jour, parmi les milliers de gazouillis générés par le festival, «Le Temps» en retient un, prétexte à parler de Cannes, du cinéma, mais pas seulement.

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Un jour avant la remise de la Palme d’or, qui viendra valider la proposition d’un(e) cinéaste, avec à la clé la promesse d’une distribution quasi mondiale, c’est une autre récompense attendue qui a été remise ce vendredi après-midi: la Palm Dog. Depuis 2001, ce prix officieux, imaginé par un facétieux journaliste britannique, récompense le meilleur chien aperçu sur les écrans du festival. Car des chiens dans les films, il y en a toujours beaucoup. Le premier lauréat de cette palme canine fut Otis, vu dans The Anniversary Party, de Jennifer Jason Leigh et Alan Cumming. Dans la foulée furent sacrés des chiens filmés par Aki Kaurismäki, Lars von Trier, Sofia Coppola ou encore Stephen Frears.

En 2011, l’animal primé deviendra une star, posant avec son prix à Hollywood: Uggie, partenaire de choix de Jean Dujardin dans The Artist. Et en 2016, pour la première fois, la Palm Dog était remise à titre posthume. Ce qui ne souffrait aucune discussion, tant Nellie la femelle, qui tient dans Paterson, de Jim Jarmush, le rôle de Marvin le mâle, est aussi importante que les stars Adam Driver et Golshifteh Farahani. Cette année encore, le jury a innové en remettant un prix collectif à l’ensemble du casting aboyant de Dogman, le thriller social de Matteo Garrone.

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Ce choix était évident, tant les chiens sont une composante essentielle du récit. Ils sont là pour souligner qu’il y a parfois plus d’animalité chez l’homme et d’humanité chez eux. Mais cette année, à Cannes, on a aussi vu beaucoup de chats, encore ce vendredi matin dans l’avant-dernier film de la compétition officielle, Ayka, de Sergey Dvortsevoy. Il serait ainsi temps de ne pas les léser et de créer une Palm Cat – même si là, le jeu de mot ne fonctionne pas. Un prix qui irait incontestablement à Choffo, qui dans Burning, de Lee Chang-dong, fait son effet lorsqu’il apparaît enfin après n’avoir été qu’un fantôme.

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