Classique

Menuhin Festival: Gstaad se met au français

Le festival bernois prend ses soixante-troisièmes quartiers d’été sous la bannière de Paname

Qu’est-ce qui relie donc la tour Eiffel aux massifs bernois, à part une vague similitude de formes triangulaires? Rien ne semble pouvoir rapprocher la plus fameuse construction métallique citadine des pentes montagneuses suisses. Rien, vraiment? Si, la musique. Ainsi l’a décidé Christoph Müller, qui tient les rênes du Gstaad Menuhin Festival depuis 2002. Le Bâlois a choisi «Paris» comme terrain de jeu pour sa prochaine édition.

Pourquoi un tel sujet après une série dédiée aux Alpes l’an passé? Pour changer un peu d’accent. «Le répertoire français n’est pas très familier du côté germanique de la Suisse. Il y est moins joué. Le public de Gstaad, même si le Valais et la Romandie sont très proches, est naturellement plus habitué aux compositeurs et œuvres allemands ou autrichiens, voire russes, tchèques ou polonais. J’ai eu envie de tendre un pont entre deux espaces linguistiques proches, mais qui gardent une certaine distance entre eux.» On rejoindra donc les terres musicales francophones par leurs aspects cardinaux.