Ce n’est pas tous les jours qu’on voit un film anglophone réalisé par un Suisse sans le moindre soutien officiel (RTS, Cinéforom, OFC) et qui tient la route. Mère Teresa et moi, du Veveysan d’origine indienne Kamal Musale, est cette rareté, financée par des fonds privés, qui suscitera à coup sûr pas mal de condescendance dans le milieu. A tort. Comme Colombine de Dominique Othenin-Girard le mois dernier, cette tentative de cinéma grand public plutôt que confortablement subventionné a quelque chose de rafraîchissant malgré ses naïvetés. Et il n’est pas interdit de le préférer à certains exercices scolaires, politiquement corrects et dévitalisés à force d’être passés par telle ou telle commission.